dimanche 8 janvier 2017

Le Gaz Algérien et la France, du coté d' Adrar

Le Groupement TouatGaz est une association entre SONATRACH et le Groupe ENGIE opérant sur le gisement gazier de Touat.

Le site du projet Touat s'étend sur une superficie de 1 300 km2 à proximité de la ville d'Adrar, dans le désert du Sahara.

10 champs gaziers.

Réserves prouvées et probables : 68,5 milliards de m3 de gaz naturel et 8,5 millions de barils de condensats.

Production plateau : 4,5 milliards de m3/an

Production planifiée : 27 ans.

Mise en production prévue en 2017.

Démarrage : en 2002, ENGIE a signé un accord de partage de production avec Sonatrach pour la région de Touat. Touat est situé dans le sud-ouest de l'Algérie, près de la ville d'Adrar, dans le désert du Sahara. La région se trouve à 1 400 km au sud-ouest d'Alger et à 700 km du gigantesque champ de Hassi R’mel qui constitue le coeur du système gazier algérien.

Exploration : les partenaires ont mené de concert une campagne d'exploration et d'appréciation de 2002 à 2009. Le forage de sept puits a confirmé la présence d'une quantité de gaz naturel suffisante pour planifier le développement des puits.

source

Rachid Nekkaz : «la France utilise la faiblesse du président algérien pour s’approprier son gaz»

D’après le président du parti algérien «Mouvement pour la jeunesse et le changement», la visite de François Hollande en Algérie confirme que la France veut continuer à profiter impunément de ses ressources naturelles.

RT France : Comment interprétez-vous la visite de François Hollande en Algérie ?

Rachid Nekkaz (R. N.) : Je crois que la visite du président Hollande est une visite pour s’assurer que les contrats de gaz et de pétrole qui ont été signés avec l’Algérie vont être respectés alors que l’état de santé du président algérien est extrêmement préoccupant. S’il rend visite au président algérien, qui ne s’est plus adressé au peuple algérien et qui est invisible sur la scène politique nationale et internationale depuis deux ans, cela signifie que la France essaie de profiter de la faiblesse du président algérien et de l’absence de légitimité de son gouvernement pour continuer d’obtenir davantage de contrats à son avantage. Il faut savoir, par exemple, que 65% du gaz naturel du désert algérien à Adrar qui se trouve à 1400 km au sud d’Alger appartient à la France, c’est-à-dire que la France a accès à 68,5 milliards de mètres cubes de gaz naturel jusqu’en 2043.

RT France : Pourquoi avez-vous protesté contre cette visite ?

R. N. : Etant donné l’état de santé plus que préoccupant du président algérien, je crois que la France exerce ce qu’on appelle un «terrorisme économique» à l’endroit du gouvernement algérien et que cela est inacceptable. Quand on voit que Total, un groupe français, exerce des pressions sur le gouvernement algérien pour exploiter des gaz de schiste, alors que l’exploitation de ces gaz est interdite en France, on comprend bien que la France essaie d’utiliser l’Algérie pour avoir à très bon prix à la fois du gaz et du pétrole. Encore un dernier chiffre : la France, par le biais du groupe EDF, avait fait pression sur le gouvernement algérien en utilisant sa filiale italienne Edison et a obtenu 30% de rabais sur le prix du gaz algérien en 2013. C’est la raison pour laquelle on a décidé au sein du parti politique que je préside, le «Mouvement pour la jeunesse et le changement», d’organiser à la fois un meeting avant-hier sur les Champs-Elysées contre la visite du président Hollande et hier en Algérie, dans la grande poste qui se trouve à Alger. Je crois que l’attitude de la France, qui est de profiter de la maladie du président algérien Abdelaziz Bouteflika, n’est pas une illustration du respect des droits de l’homme et du respect de la non-ingérence dans les affaires économiques de l’Algérie.

RT France : Certains médias français parlent de «lune de miel» pour qualifier les relations actuelles entre la France et l’Algérie. Partagez-vous cet avis ?

R. N. : La France est extrêmement contente d’avoir en Algérie un gouvernement qui est très faible et qui perd chaque jour un peu de sa légitimité. Je trouve cela inadmissible et inacceptable, et le peuple algérien ne l’accepte pas. Le peuple algérien refuse que la France exerce des pressions sur l’Algérie. Ces contrats qui sont favorables à la France et aux multinationales étrangères font perdre chaque année 15 milliards de dollars à l’Algérie. C’est énorme ! Il s’agit de l’équivalent du budget militaire algérien. C’est pourquoi notre parti demande à renégocier tous les contrats avec les multinationales françaises et étrangères de façon à imposer une nouvelle clé de participation, c’est-à-dire 75% pour l’Algérie et 25% pour les partenaires étrangers.

suite et source de l'article

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire